Les sites Internet sont hébergés sur des serveurs gros consommateurs d'énergie. L'impératif de disponibilité 24h sur 24 et de rapidité de navigation (on connaît tous l'enfer de ces "sites qui rament" !), est synonyme de multiplication des ressources matérielles en back office.
Conscientes de cette forte consommation, des sociétés se sont spécialisées dans l'hébergement "vert", ou green hosting. Certaines s'alimentent avec des énergies renouvelables (panneaux solaires, éoliennes...), d'autres rationnalisent leurs installations et font la chasse au gaspillage énergétique en interne, ou les deux. L'utilisation de serveurs virtuels serait moins consommatrice d'énergie ; l'optimisation de la disposition des serveurs dans les locaux et l'amélioration du circuit d'aération réduirait la facture énergétique...
Ces solutions s'adressent surtout aux sites Internet les plus fréquentés et aux grandes entreprises. Elles sont plus coûteuses qu'un hébergement classique et une petite entreprise passera plus difficilement le cap en raison de l'investissement qu'elles représentent.
Les prestataires français sont peu nombreux. Le premier est Ikoula : www.monsiteestvert.fr. Ce lien présente les actions de cette société en faveur de l'hébergement vert. Ses clients peuvent afficher sur leurs sites un logo "Eco site web" pour affirmer vos choix haut et fort auprès de vos visiteurs.
"Par nature, l'infrastructure d'un centre de données est particulièrement énergivore, avec une facture énergétique calculée par exemple à 3,2 kWh par jour et par serveur. Cinq fois plus qu'un congélateur."
La société Amen propose depuis peu une offre verte, mais uniquement sur ses serveurs dédiés et à partir de 49 € HT / mois, soit une prestation réservée aux moyennes et surtout grandes entreprises (beaucoup de sites ne nécessitent pas de serveur dédié).
Autre prestataire, l'Allemand Strato :
"Selon les experts*, la branche IT mondiale, avec ses émissions de CO2, contribue au changement climatique autant que le trafic aérien international. [...] STRATO a décidé de prendre parti et d’alimenter ses centres de données uniquement avec de l’énergie renouvelable. Ainsi, l’hébergeur web réussira à réduire l’émission de CO2 d’environ 15 000 tonnes par an."
De l'autre côté de l'Atlantique, on trouve l'américain AISO qui fonctionne entièrement à l'énergie solaire, et le canadien HostPapa ; parmi d'autres car l'Amérique du Nord s'est lancée sur le marché bien avant l'Europe et la France qui débute à peine dans le domaine.
Si vous songez à devenir client d'un de ces hébergeurs, soyez conscients qu'un prestataire étranger, notamment d'outre-atlantique, est une potentielle source de problèmes (utilisation d'une interface non francophone, service technique en anglais et en total décalage horaire, difficultés possibles lors de la rupture du contrat, frais de communication...).
A quand une prestation écologique française accessible à tous ? Il est temps de rattraper notre retard en la matière !
Article de référence pour les plus intéressés :
L'hébergement web passe au courant web (Novethic)
Vous avez une information pour compléter cet article ? N'hésitez pas à poster un commentaire pour la partager !
commentaires (1) ajouter un commentaire créer un trackback recommander







Derniers Commentaires